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Tribunal de mauvaise foi : Les voitures autonomes

Jeudi 7 février, de 18h30 à 20h30

L’intelligence artificielle nous met face à de nouveaux enjeux de société.
Pour réfléchir à ces nouveaux dilemmes, l’ESPGG organise son premier tribunal de mauvaise foi.

Sur les bancs de l’accusé·e : la voiture autonome.

Les avocat·es à charge et celles (ou ceux) de la défense devront utiliser des arguments moisis et autres biais cognitifs pour défendre leur client·es.
Des « figures imposées » compliqueront la tâche des équipes.
Un jury honorable (mais de mauvaise foi) donnera son verdict à l’issu d’une joute verbale loufoque mais riche.

Jeudi 7 février, de 18h30 à 20h30 à l’ESPGG

Quatre équipes se sont affrontées lors de ce concours de mauvaise foi organisé en tribunal.
Deux groupes défendaient la voiture autonome face aux deux autres groupes, bien décidés à condamner ce nouveau mode de transport.

Lors de la première plaidoirie le ton est donné. Pour les partisan·es de la voiture autonome, il s’agit de gagner du temps, de la liberté, des ami·es.
Boire ou conduire, plus besoin de choisir !
Les détracteur·rices osent le raisonnement par l’absurde : “une voiture autonome est contrôlée par une intelligence artificielle ; une intelligence artificielle, c’est féminin, or les femmes au volant sont un danger ; la voiture autonome est donc mauvaise conductrice”.
Sans commentaires.

Puis arrive l’interrogation des témoins.
Quand la mauvaise foi flirte avec la dystopie on se retrouve face à un monde caustique.
Les personnages sont soigneusement choisis pour être drôles et percutants. La vieille dame chauffarde que l’on ne veut plus croiser sur la route sans chauffeur artificiel succède au père de famille débordé qui n’a plus besoin de se rappeler d’aller chercher ses enfants puisque la voiture le fait toute seule. De l’autre côté des idées, une femme raconte comment elle a perdu sa jambe en se faisant renverser par une voiture autonome avant de laisser la barre à un ingénieur en construction automobile venu dénoncer les défauts d’une technologie inhumaine et sans morale ni sens des responsabilités.

La dernière vague d’arguments s’achève par un vote des juré·e·s. Qu’illes soient de bonne ou de mauvaise foi, l’ensemble des participant·es se prononcent à la majorité en faveur de la voiture autonome.