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Ils nous ont fait connaitre leurs idées, leur démarche ou encore leur projet !

Les 5 à 7 de l’Espace ont commencé en mars 2012. Vous trouverez ici le résumés des interventions, des projets ou encore des formations qui nous ont été présentées jusque là.

L’utérus artificiel : obstacles techniques et barrières symboliques
Henri Atlan - biologiste, philosophe des sciences et auteur de L’Utérus Artificiel René Frydman - médecin/obstétricien, père du premier bébé éprouvette français Françoise Héritier - anthropologue et ethnologue

La première conférence s’attachera à faire l’état des lieux des obstacles qui se dressent devant la réalisation d’un utérus artificiel. Un état des lieux des obstacles techniques tout d’abord : que dit la recherche actuelle à ce sujet ? Y a-t-il réellement une impossibilité technique ? Est-ce une chimère des temps futurs ou une réalité qui prendra forme plus tôt qu’on ne le croit ? Au-delà des obstacles techniques, se profilent aussi avec force, des interdits moraux. La conférence étudiera donc ces obstacles fondamentaux : quels sont les normes et les repères culturels, sociaux, psychologiques et médicaux qui dominent notre manière de concevoir la reproduction ? Sont-ils légitimes et d’où tirent-ils cette légitimité ?

Le rôle du corps médical et de l’obstétrique dans l’établissement de ces normes sera également abordé, de même que les questions d’éthique scientifique, qui sont essentielles et définissent le cadre et les limites à ne pas franchir pour la recherche, en particulier lorsque cela touche la manipulation d’embryons.

La programmation du cycle Utérus artificiel.

ESTIM-Ecole de la médiation


Comment se former à la médiation scientifique ?

Rencontre avec Anne-Lise Mathieu et Olivier Richard d’Universcience.

Comment se former à la médiation scientifique ? Quelles sont les attentes des médiateurs en matiètre de formation ? Anne-Lise Mathieu et Olivier Richard d’Universcience nous présenteront deux études portant sur le métier de médiateur réalisées au niveau de la France et de l’Europe. Cette rencontre marquera le lancement d’un rendez vous mensuel sur la formation à la médiation scientifique organisé dans le cadre du projet ESTIM–école de la médiation. Du théâtre aux sciences cognitives, de la mise en débat à l’approche historique des sciences, ESTIM développe des modules de formations qui iront construire une véritable école de la médiation scientifique.



Sensibiliser aux sciences par la représentation

Rencontre avec Gianni Giardino, Directeur du département Sciences, Arts, Culture, Innovations, Multimédia (SACIM), Directeur du Master d’Ingénierie de la Culture et de la Communication (ICC) de l’Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines.



L’éditeur, un médiateur des sciences ?

Communiquer l’anthropocène : quels enjeux entre sciences « dures », sciences humaines et société ?
Rencontre avec Christophe Bonneuil, éditeur aux éditions du Seuil et historien des sciences.

La question est la suivante  : la prise de conscience de la situation dans laquelle nous sommes est-elle aussi nouvelle que ça et comment a-t-elle été gérée dans le passé ? Ce que je voudrais partager ce sont des questionnements sur les diverses façons de raconter comment nous sommes entrés dans l’Anthropocène, comment nous sommes entrés dans un agir techno-industriel qui a placé l’espèce humaine comme force géologique planétaire majeure presque au même niveau que la tectonique des plaques ou l’activité du soleil. Quelles sont les différentes façons de raconter cette histoire là, quels sont les récits qui existent, quels sont les récits qui seraient possibles, quels effets ont chacun de ces différents récits, est-ce que certains d’entre eux nous mettent en route vers la transition plus que d’autres ?

Le projet de la collection « Les idées reçues »
Marie-Laurence Dubray, créatrice et PDG des éditions Le Cavalier Bleu.

Le Cavalier Bleu s’est créé sur le projet de la collection « idées reçues » il y a maintenant plus de 10 ans. A l’origine : la volonté de renouveler le genre des « Que Sais-Je ? » en ne sacrifiant pas à la qualité du contenu, mais en adoptant un angle éditorial différent, qui parte du lecteur, de ce qu’il entend, de ce qu’on lui a dit. Le point de départ du lecteur est essentiel dans la collection. Une autre caractéristique de cette collection réside dans le parti-pris de chapitres courts, qui peuvent être lus isolément les uns des autres. Ce choix est parti du constat qu’il était de plus en plus difficile de consacrer beaucoup de temps d’affilé à la lecture. Que l’on était plus sur un mode de lecture « zapping », sur une durée peu ou prou équivalente à la lecture d’un dossier d’un magazine.

Enfants, scientifiques : quelles connexions ?

Les représentations que les enfants se construisent des scientifiques
Marie-Odile Lafosse-Marin – Membre fondateur du groupe CoSciEns « Coopération Scientifiques-Enseignants » et Responsable du pôle « Les scientifiques et l’école »

Notre recherche sur les représentations des scientifiques chez les enfants montre qu’elles apparaissent dès les premières années de l’école primaire, chargées de stéréotypes et d’autocensures. Elle révèle que les élèves des écoles défavorisées n’ont pas ou peu d’enseignement en science. Comment médiatiser la culture scientifique au plus tôt sans distinction d’origine sociale, ni de sexe ? L’ASTEP, Accompagnement en Science et Technologie à l’Ecole Primaire par un étudiant, y contribue en créant une situation pédagogique originale qui mobilise tous les élèves. Les interactions possibles sur plusieurs mois avec un-e jeune scientifique ouvre à de nouvelles figures d’identification et tend à libérer des autocensures. Cette pratique collaborative vise l’autonomie progressive de l’enseignant dont la formation initiale n’est pas scientifique. Elle est formatrice pour l’étudiant qui, à travers cette expérience, est interpellé sur les enjeux d’un accès au savoir scientifique et à sa création.

Un rôle miroir des enfants sur les chercheurs ?
Lionel Maillot – Responsable de l’Experimentarium et de la Nuit des Chercheurs de Dijon.

En Bourgogne, depuis 12 ans, 220 chercheurs ont rencontré des enfants et ils leurs ont raconté leur activité. C’est l’Experimentarium. 13000 situations de rencontres se sont produites, à l’université de Bourgogne, dans des écoles, des bibliothèques, des salles des fêtes, des jardins, sur le marché, etc. Les chercheurs ont conçu des ateliers de rencontres avec des petits groupes, ils ont expliqué leur travail et ils ont dialogué avec des enfants. Ainsi, les enfants leurs ont fait des remarques. Ils ont aussi forcé les chercheurs à mieux se connaître pour mieux se présenter. Les enfants joueraient-il un rôle de miroir pour les chercheurs ? Nous en discuterons.

Un regard sur la science des ingénieurs
Jamila Al-Khatib – Responsable de la médiation au Cnam.

Depuis octobre 2011, le Musée des arts et métiers participe à un projet européen intitulé « Engineer ». Ce projet rassemble près de 25 partenaires, dont l’objectif est de mettre en place des activités favorisant l’apprentissage des sciences de l’ingénieur dès l’école primaire. Si le partenaire France travaille sur une activité portant sur la mécanique et les machines à compter, les autres pays partenaires traitent neuf autres thématiques. A l’issue de ce projet, l’ensemble de ces thématiques seront disponibles gratuitement sur le site du Musée des arts et métiers. L’objectif de cette discussion sera de présenter ce projet, de recenser les actions déjà menées dans ce sens et de discuter avec les participants des améliorations à apporter à nos actions pour les rendre visibles, voire créer un événementiel propres aux ingénieurs (comprenant en priorité les élèves ingénieurs, les ingénieurs retraités et les amateurs de cette discipline...)

Retrouvez le descriptif du projet Engineer, ici.

Rencontre avec le clown de science
Anissa Benchelah – Actrice Clown. Entre scène et action sociale.

Anissa découvre très jeune le pouvoir que « dérider et faire rire » les tenants de l’autorité lui confère. Elle développe cette aptitude tout au long de sa scolarité entre Paris et Alger, et enrichit sa palette d’humour noir et de dérision au contact de situations déroutante. Curieuse, elle voyage et teste tout un tas de projets de vie : trapéziste au Cirque Romanès, étudiante de langue arabe aux langues’O, apprentie sage femme au Togo, monitrice de plongée aux Antilles etc... Puis, se décide enfin à jouer au lieu de travailler . Après une formation de comédienne à l’Atelier International Blanche Salant et Paul Weaver, elle glisse dans l’univers du Clown au cours de nombreux stages avec entre autre La Compagnie du Moment et Le Bataclown Actrice-clown polyglotte, dynamique et sensible, Anissa est entrainée à jouer dans l’instant présent, elle s’adapte selon les besoins : lundi à l’hôpital Robert Debré, mercredi à la Maison d’arrêt de Fleury Mérogis, vendredi dans une école parisienne, dimanche au Festival Nauke de Belgrade.

Elle tentera de répondre à la question : Mais à quoi ça sert un clown ?

Retrouvez un petit extrait des activités d’Anissa Benchelah ici.

Do it yourself, en musique !

Le don du son
Rencontre avec Michel Risse, multi-instrumentiste, électroacousticien, compositeur et directeur artistique de Décor Sonore. Michel Risse envisage la ville comme un espace d’invention pour ses compositions sonores. Il nous parlera de son projet « Le Don du Son », projet dont l’idée est d’engager directement le spectateur, de le faire intervenir dans le processus artistique avec un objet.

Les musiques de nulle part
Rencontre avec Nicolas Bras, musicien et créateur d’instruments. Les musiques de nulle part sont une invitation à ouvrir ses oreilles et à se salir les mains afin de créer son propre monde sonore et à chercher la musique dans ce qui nous entoure, où chaque son est une découverte si on s’amuse à tendre l’oreille.

LULL - Lutheries Urbaines Le Local
Rencontre avec Mélissa Azaïche, Médiatrice culturelle du LULL. Lutherie Urbaine est une association dédiée à la création musicale et à la recherche instrumentale. Lutherie Urbaine explore depuis une douzaine d’années l’univers des déchets sonnants, sources d’inspiration pour de nouvelles créations instrumentales et musicales. L’association fait évoluer son projet tout en affirmant son implication en terme de « développement durable », aussi bien par sa démarche artistique insolite, que par son positionnement dans les domaines éducatif et social. Le projet artistique de Lutherie Urbaine : des inventions instrumentales inouïes et des compositions éclectiques.

Le projet éducatif : un désir d’ouvrir les possibles

Partant du constat que certains jeunes ne pratiquent pas la musique faute de moyens pour acquérir un instrument du commerce, Jean-Louis Mechali et les Urbs se sont impliqués dans la construction d’instruments conçus à partir d’objets et matériaux de récupération. Dans une même optique d’ouverture culturelle, l’association envisage dès le départ une approche ludique et collective de l’apprentissage de la musique. Après une phase de conception et réalisation instrumentale (découverte des matériaux, assemblage, accordage), l’apprentissage du répertoire musical se fait oralement, sans pré-requis en matière de solfège. L’écriture étant conçue pour s’adresser à des débutants tout comme à de jeunes professionnels…

Autre principe pédagogique majeur : après les phases de transmission, les amateurs et professionnels montent sur scène ensemble, dans des conditions d’accueil professionnelles.

Le contenu pédagogique des projets est adapté afin qu’un très large public de tous âges puisse être initié, du débutant au professionnel : particuliers, scolaires, détenus, patients d’hôpitaux de jour, centres de quartier, personnel de l’éducation national/de crèches, orchestres de jazz des conservatoires, CFMI (Centre de Formation de Musiciens Intervenant), travailleurs sociaux partenariat avec IRTS (Institut Régional en Travail Social)…

Soirée Play it yourself

Bill Holden, créateur d’instruments et fondateur de la Sonorie.
À l’aide d’une collection d’instruments et d’objets sonores, Bill Holden propose au public de partir à la découverte du son et du mouvement. A La Sonorie, l’animateur encourage chez les participants des comportements spontanés qu’il guidera pour qu’ils prennent la forme d’une invention musicale authentique. Retrouvez-nous dès 17h15 pour rencontrer Bill Holden avant l’inauguration de son exposition.

Le journalisme scientifique s’invite à l’Espace

« Et un jour, ma tête devint carrée... » Mathieu Vidard de France Inter.

Lorsqu’en 2006 le Directeur de France Inter m’a proposé d’animer quotidiennement une émission scientifique, j’ai pensé qu’il était tombé sur la tête et qu’il allait vite revenir à la raison ! Mis à part ma naissance dans la cité de Jules Vernes (Nantes), aucun élément ne me liait au monde des sciences qui m’était donc totalement étranger. Après quelques instants de réflexion j’ai dit banco et nous nous sommes lancés avec mon équipe -tout aussi néophyte que moi- dans le grand bain scientifique. Nous avons créé « La tête au carré », un magazine d’actualité scientifique et depuis nous partageons chaque jour avec plus de 650 000 auditeurs, de grands et beaux moments de connaissance. C’est cette histoire que j’aimerai vous raconter...

Jamy Gourmaud à l’Espace des sciences

Nous vous partageons cet article de Maxisciences sur les confidences de Jamy sur l’avenir de C’est pas sorcier.

Lorsque la science et les média dérapent : les journalistes dans la tempête
Rencontre avec Sylvestre Huet, journaliste scientifique pour le journal Libération, auteur du blog Sciences2.

Avec l’affaire de la publication d’une étude controversée sur l’effet sanitaire d’un herbicide et d’un maïs génétiquement modifié pour le tolérer, les journalistes se sont retrouvé au cœur d’une tempête médiatique et politique. Cet exemple permet d’illustrer les délicates relations entre science, média et société.

Retrouvez le live-sketching réalisé par Camille du master de journalisme scientifique de Paris 7.

Sciences à la radio : le cas REC

Jean-Marc Galan, co-producteur et animateur de REC, chercheur au CNRS et médiateur scientifique.

Recherche en cours (REC) sur Aligre FM traite de la science en train de se faire. Journalistes pas pro (mais alors pas pro du tout), podcast hyper-loooong, écoute confidentielle… Pourtant REC fête ses 7 ans sur la bande FM, mais quel est donc le secret de cette longévité ??

Retrouvez le Storify de cette séance, réalisé par une étudiante du Master Journalisme scientifique de l’Université Paris 7.

Les sciences et le citoyen ordinaire à travers les manuels scolaires (1950-2000)
Catherine Radtka, Doctorante en histoire des sciences au Centre Alexandre Koyré (EHESS)

Le débat que suscite aujourd’hu

Le débat que suscite aujourd’hui l’enseignement des sciences à l’école concerne surtout les moyens et les méthodes à mettre en œuvre afin d’assurer la meilleure transmission possible d’une culture et de connaissances scientifiques. Pourtant le fait même qu’un tel enseignement ait lieu dans le cadre scolaire est en soi signifiant de la manière dont une société appréhende la place des sciences en son sein. La recherche que j’ai menée m’a conduit à dégager les enjeux attachés à l’introduction de l’enseignement des sciences à l’école au cours de la seconde moitié du XXe siècle dans trois pays européens, et les effets du lieu de cet enseignement (l’école et plus particulièrement les manuels scolaires) sur les représentations qui y sont forgées. Cette rencontre sera l’occasion de revenir sur ces questions et d’évoquer à travers elles la France, l’Angleterre et la Pologne des années 1950 et des années 2000.

Quelles possibilités pour un étudiant ou jeune diplômé en sciences qui souhaite s’engager ?
C’était la question centrale de ce 5 à 7 spécial à l’occasion de la Semaine de la Solidarité Internationale.Nous y recevrons PC coup d’pouce, l’atelier des jours à venir et l’ABS, trois jeunes associations en lien avec l’ESPCI ParisTech, qui nous parlerons de leur façon d’envisager la coopération internationale à travers le prisme scientifique.

Le « Rhinograde », évènement science et humour !
Pierre Pénicaud, Conservateur en chef du patrimoine du Museum National d’Histoire Naturelle.

L’ordre des Rhinogradentia, appelés Rhinogrades ou Nasins, est un taxon fictif décrit dans le livre-canular « Anatomie et biologie des Rhinogrades », publié aux éditions Gustav Fischer en 1961 sous le pseudonyme de « Harald Stümpke » par Gerolf Steiner, naturaliste allemand et professeur de Zoologie à l’Université de Karlsruhe. Ce livre présente tous les signes d’un ouvrage rigoureusement scientifique, respectant les règles de la systématique et du sourçage (lui-même fictif) et foisonnant d’informations tant sur l’habitat que les habitudes des Rhinogrades. L’ordre des Rhinogrades appartient à la classe des Mammifères (Mammalia) et est phylogénétiquement rattaché à la lignée fossile d’Archirrhinum. Il est morphologiquement caractérisé par la présence d’un appendice nasal particulièrement développé - le nasarium - ayant des fonctions nombreuses et variées, et servant en particulier d’organe locomoteur.

L’accès citoyen aux perspectives et aux grands choix de l’innovation : quelle visibilité des nanotechnologies ?
Frédéric Pascal, ingénieur-chercheur en épistémologie et théorie des sciences.

Sous l’appellation des nanotechnologies figure un programme technologique : un projet général de développement scientifique et industriel. Il s’agit d’un choix politique qui oriente les dépenses allouées à la recherche. Ce n’est presque qu’en second lieu que les nanotechnologies désignent en propre un domaine d’étude effectif ou plutôt de multiples domaines. Ce pont ainsi jeté entre physique classique et physique quantique par l’opérativité technique, est au mieux plus qu’abstrait pour la personne non avertie, tandis que les personnes averties sont en vérité fort rares. En revanche tout individu qui interroge internet est amené à rencontrer une foule de liens et d’images concernant les nanotechnologies. L’enquête que j’ai conduite au Commissariat à l’Energie Atomique en partenariat avec le centre de compétence C’Nano, a portée sur la possibilité apparemment ouverte à tout un chacun d’acquérir quelques connaissances sur ce domaine.

Controverse, dialogue des parties prenantes et innovation responsable.

Jean-Jacques Perrier, coordinateur de l’association Vivagora et journaliste.

Les entreprises peuvent être confrontées à des controverses découlant des désaccords et des incertitudes scientifiques relatifs aux enjeux sanitaires, environnementaux, socio-économiques et éthiques des produits qu’elles mettent sur le marché. C’est notamment le cas de celles qui élaborent des produits issus de l’innovation scientifique et technologique, tels ceux comportant des nanomatériaux, des substances chimiques ou biologiques. Les processus de concertation dits de dialogue des parties prenantes constituent une démarche collective qui peut amener ces entreprises, lorsqu’elles s’y engagent de façon volontariste et durable, à prendre en charge la controverse et à dégager des solutions acceptables pour la société. Ce dialogue des parties prenantes peut contribuer ainsi aux actions d’innovation responsable.

Plus tôt en 2012...

Les jeunes et les institutions - L’émergence du sujet politique

Raul Araujo, chercheur, consultant et conférencier brésilien

Les jeunes et les institutions.

Ce 5 à 7 spécial en anglais explorera les différentes formes de contrôle institutionnel et la place des jeunes au sein de leurs familles, de la société et/ou de l’État. En s’appuyant sur les lois, l’éthique, les sciences sociales et de l’éducation, Raul Araujo abordera les différentes façons de créer un espace dans lequel les jeunes peuvent devenir acteur de leur propre processus d’apprentissage.

Raul Araujo est un chercheur, consultant et conférencier brésilien. Il a commencé sa carrière en travaillant comme éducateur dans les prisons de Sao Paulo sous la direction de Paulo Freire (Pédagogie des opprimés) et a travaillé avec Augusto Boal (Théâtre de l’Opprimé) dans des mouvements sociaux au Brésil. Il a travaillé pendant trois ans et demi à la fois dans le Sud et le Nord de l’Irlande avec les prisonniers politiques et les communautés divisées à Belfast et d’autres membres des Six Counties. Il a travaille également avec différents groupes de jeunes à Liverpool ainsi que comme conseiller sur des projets impliquant des jeunes à Bratislava, Vienne, Le Caire et Paris. Les recherches actuelles de Raul Araujo portent sur les formes d’engagement et la démocratie participative

La démarche expérimentale illustrée : une animation-défi participative !

Richard-Emmanuel Eastes, président du groupe Traces et directeur de l’ESPGG.

Le concept de « démarche expérimentale »(...)

Le concept de « démarche expérimentale » ou de « démarche scientifique » est utilisé à tout va, comme une évidence, tout en étant souvent confondu avec celui de « démarche de recherche » ou de « démarche d’investigation ». Nous montrerons que, comme souvent, le débat sur la terminologie permet, si on le dépasse, de comprendre qu’il masque des enjeux importants. En l’occurrence, en matière de démarche expérimentale : que voulons-nous transmettre lorsque nous proposons une expérience particulière à un public donné ? A cet effet, nous mettrons en œuvre une animation particulièrement pertinente pour illustrer la « démarche de recherche », dans toutes ses dimensions : de l’expérimentation et la reproductibilité des observations à la validation par le groupe, en passant par l’évaluation de la falsifiabilité des hypothèses produites comme gage de valeur scientifique.

Et si l’intergénérationnel nous aidait à nous raconter des histoires

Ronan James, chef de projet « Raconte-moi tes technologies » et Monique Epstein, fondatrice et directrice d’E-Seniors

Et si l’intergénérationnel nous aidait (...)

Parce que les objets technologiques récents ou anciens sont ancrés dans notre vie, nous possédons tous une culture liée aux sciences. Cette culture, souvent implicite et autocensurée, est un vecteur naturel de partage. Curieuse de nouveaux horizons, l’association Les Atomes Crochus a créé le projet « Raconte-moi tes technologies » en s’appuyant sur la diversité des vécus comme richesse pédagogique. Après les ateliers test au près de 400 participants, le projet semble s’adapter à tout les terrains. Nouveaux objectifs, nouvelles interactions, nouveaux publics… que peut nous apprendre l’intergénérationnel dans la culture scientifique ?

E-senior, co-porteur du projet, est impliqué impliquant dans la coopération de plusieurs associations pour stimuler la communication intergénérationnelle. En ce sens, Monique Esptein apportera aussi son regard sur l’organisation de tournois intergénérationnels de jeux interactifs sur console de jeux numériques…

La Créativité technique

Garance Aubry et Fabien Descamps, respectivement médiateurs scientifiques à l’Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes et aux Atomes crochus.

L’Atelier des Jours à Venir : une entreprise coopérative pour accompagner et interroger l’engagement social de la science et ses acteurs

Livio Riboli-Sasco, Anne Le Goff et Claire Ribrault.

L’Atelier des Jours à Venir (...)

L’Atelier des Jours à Venir, créé par Anne, Claire, Leïla & Livio s’appuie sur leurs expériences acquises notamment au sein de Paris Montagne et du Centre de Recherche Interdisciplinaire. Cette structure, aujourd’hui associative, va devenir en 2013 une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Elle vise à accompagner des acteurs de l’éducation formelle (Universités, formations spécifiques, ministères, écoles, etc...) et des acteurs de la culture scientifique à mettre l’apprentissage par la recherche au cœur de leurs processus pédagogiques. Un fois l’ancrage dans la recherche établi, elle incite ces acteurs à s’engager de façon assumée, à agir face aux enjeux sociaux, avec toute la force d’un questionnement porté par des scientifiques et citoyens mobilisés. D’ores et déjà elle accompagne des acteurs en France et à l’étranger. Lors de ce 5 à 7 nous interrogerons les possibilités de renforcer les formes d’engagement et de responsabilité sociale assumée au sein du monde académique. Nous évoquerons les possibilités qu’offrent de nouvelles formes « d’économie » au sein de ce monde académique, et questionneront la place pour des structures alternatives comme des coopératives dans ou à côté des universités ? www.joursavenir.org

Science en fictions

Matteo Merzagora, directeur scientifique de Traces et directeur de programmation de l’ESPGG.

Le Théâtre et la Science

Marina Carpineti, scénariste et actrice dans un théâtre scientifique au Piccolo Teatro di Milano

Enseigner ou éduquer au développement durable ?

Francine Pellaud

De la compréhension du concept (...)

De la compréhension du concept au passage à l’acte : les obstacles à franchir Il règne assurément une confusion entre enseigner et éduquer, qui plus est au développement durable. Entre quantitatif et qualitatif, entre contenu et contenant, entre l’urgence de l’action et le temps de la réflexion tout se joue dans la nuance. Cette présentation vise à mettre au jour les ingrédients dont sont faits l’un et l’autre, les objectifs qu’ils visent et les changements qu’une véritable éducation en vue d’un développement durable nécessite, tant dans nos têtes que dans la classe ou l’espace de médiation.

Le Fablab de la Casemate

Laurent Chicoineau, directeur du CCSTI de Grenoble.

La Casemate expérimente (...)

La Casemate expérimente l’ouverture d’un FabLab dans ses locaux, à la fois pour favoriser les pratiques d’appropriation des techniques de fabrication numérique, et pour explorer avec des technologues, ingénieurs, designers et créateurs grenoblois les nouveaux processus de conception et de production d’objets « ouverts » et potentiellement porteurs d’une autre économie.

Médiation, communication et culture scientifique

Richard-Emmanuel Eastes, président du groupe Traces et directeur de l’ESPGG.

L’idée de médiation (...)

L’idée de médiation, généralement évoquée pour désigner de « bonnes pratiques de communication ou de vulgarisation des sciences », recèle de multiples sens au motif même que l’appréciation d’une « bonne » communication des sciences dépend des objectifs qu’on lui attribue et des valeurs à l’aune desquelles on la juge. En nous appuyant sur des positions débattues mais influentes au sein de la communauté des professionnels de la culture scientifique, à savoir : 1/ le rapport au public (pédagogie socio-constructiviste, abandon du deficit model), 2/ le rapport au savoir scientifique (convergence vers les pratiques artistiques, prise en compte de la dimension humaine de la production scientifique) et 3/ le rapport à la nature (caractère construit des descriptions de l’univers, non appropriation du monde par la science), nous ferons émerger un ensemble de caractéristiques d’une certaine forme de médiation scientifique, qui à la fois suppose une vision particulière des rapports nature-science-technologie-société et une certaine déontologie en termes de pratiques. Cette formalisation sera accompagnée de nombreux exemples.

Photographier la science

Table ronde en présence de Jacques Honvault et Stéphane Querbes, animée par Matteo Merzagora

L’image et la représentation (...)

L’image et la représentation sont essentielles pour visualiser la science, toutefois nous ne pouvons pas la voir sans savoir, sans apport de connaissances ... Autour de deux photographes actuellement exposés à l’ESPGG, Jacques Honvault auteur de l’exposition Esscience des choses et Stéphane Querbes auteur des Jardins chimiques, nous nous questionnerons sur leurs démarches respectives leur permettant de voir la science.

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